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Data centers : dix réflexions pleines d’enseignements.

Cogeco Peer 1

avril 06, 2012

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Lors du dernier congrès Data Centre World Spring organisé en mars dernier à Las Vegas (USA) par l’association professionnelle des gestionnaires de data center (Afcom), le représentant d’Emerson Network Power (groupe Emerson) a alerté son auditoire sur dix points qui méritaient selon lui l’attention des participants. Ce spécialiste des solutions logicielles, matérielles et des services permettant d’optimiser la disponibilité des data center, a formulé dix remarques portant sur des phénomènes ou des situations qui peuvent causer des interruptions d’activité inopinées. Sur chaque point, il a souligné les précautions que doivent prendre les responsables de SI en anticipant de manière appropriée les évolutions de leurs infrastructures informatiques, notamment lors du renouvellement de leurs serveurs ou d’opérations visant à augmenter leur capacité de calcul ou de stockage.

Dix points auxquels on doit aussi porter attention lorsqu’on négocie avec un hébergeur !

1/ Les prévisions finissent toujours par se réaliser

Les prévisions sur l’évolution des densités des racks et des baies, et donc de leur consommation électrique, ont pris un peu plus de temps que prévu pour passer la barre des deux chiffres mais cet événement a fini par se réaliser. La consommation électrique est passé de 6 à 7,4 kW par rack entre 2006 et 2009, puis elle a finalement franchi le cap des 10 kW pour atteindre vraisemblablement les 12 kW d’ici trois ans, selon une étude récente du Data Centre Users’ Group.

Il est nécessaire d’anticiper cette évolution en dimensionnant largement les alimentations électriques sécurisées (ASI), la distribution d’énergie ainsi que la climatisation nécessaire pour éliminer la chaleur générée.

2/ ASI et climatisation doivent s’adapter aux changements de serveurs

Les serveurs sont généralement changés deux à trois fois avant qu’on songe à remplacer leurs systèmes d’alimentation électrique sécurisée (ASI) ou de climatisation. Ces derniers éléments sont en effet censés avoir une durée de vie plus longue, parfois plusieurs dizaines d’années. L’évolution rapide des technologies de serveurs et la hausse consécutive de leur consommation électrique suppose nécessairement que les infrastructures de servitude puissent les prendre en charge sans défaillir.

Les responsables SI doivent investir dans des infrastructures et des technologies capables d’évoluer facilement pour correspondre aux besoins de demain et d’après demain. Leur choix doit se porter sur des solutions modulaires, pouvant croitre facilement en puissance.

3/ Les interruptions d’activité coûtent de plus en plus cher

Les interruptions d’activités inopinées sont non seulement redoutées mais leur coût est difficilement quantifiable et peut se révéler exorbitant. Selon une étude du Ponemon Institute, une interruption d’activité non programmée peut coûter en moyenne 5 000 $ par minute (300 000 $/ heure ) à l’entreprise qui utilise l’infrastructure. Toujours selon Ponemon Institute, les causes les plus courantes dans ce genre d’incident sont la surcharge des alimentations de secours et la défaillance des batteries des alimentations électriques sécurisées (ASI).

Afin d’éviter ce genre de problème, il convient d’investir dans de bons systèmes de secours d’énergie et notamment de bonnes ASI, bien dimensionnées pour supporter la charge. Il faut aussi surveiller préventivement les batteries et en assurer la maintenance régulière.

4/ L’eau est incompatible avec les datacenters

Comme tous les équipements électriques, les systèmes informatiques réagissent très mal au contact d’un liquide. Toujours selon, l’étude Ponemon Institute, plus du tiers des interruptions d’activité dans les data centers sont provoquées par une infiltration de liquide. Mais, il s’agit peu souvent de robinets qui fuient mais plutôt de renversements accidentels de gobelets de café ou autre boisson.

Il est indispensable de vérifier régulièrement les adductions d’eau, notamment dans les locaux de servitude, l’introduction de gobelets de boisson doit être strictement interdite dans les salles informatiques et les datacenters.

5/ Les serveurs récents consomment plus que leurs prédécesseurs

La consolidation et la virtualisation des serveurs peuvent en réduire considérablement le nombre mais cela n’implique pas forcément des économies d’énergie substantielles. Les nouveaux serveurs virtualisés, en particulier les puissants serveurs en lame, peuvent consommer de quatre ou cinq fois plus d’électricité que ceux de la génération précédente. Et ceci, même s’ils utilisent l’énergie de manière plus efficace. Les bilans de consommations électriques calculés à la fin d’un projet de consolidation peuvent réserver quelques mauvaises surprises en ne générant pas les économies espérées. Difficile ensuite de revenir en arrière.

Il faut prévoir toutes les incidences des évolutions technologiques en matière informatique afin de disposer d’infrastructures largement dimensionnées et aptes à prendre en charge les besoins d’alimentation énergétique et de climatisation générés par de nouveaux serveurs.

6/ La surveillance du datacenter est encore chose compliquée

Les responsables informatiques n’ont jamais eu autant de visibilité sur les paramètres fonctionnels de leur datacenter. Il n’en demeure pas moins que l’accès aux données de supervision et leur interprétation se révèlent fastidieux. Selon une enquête menée par Emerson Network Power, les responsables de datacenters utilisent, en moyenne, au moins quatre plateformes d’administration différentes pour gérer et contrôler leurs infrastructures physiques. Les responsables SI sont 41% à produire au moins trois rapports par mois pour informer leurs supérieurs, et 34 % estiment qu’il leur faut trois heures ou plus pour les rédiger.

En choisissant une plateforme unique de surveillance et d’administration de type DCIM (Data Center Infrastructure Management), les responsables SI peuvent agréger facilement les informations dont-ils ont besoin et administrer leurs infrastructures de manière préventive, ce qui leur permet d’améliorer l’efficacité énergétique et opérationnelle, et même de retrouver de la disponibilité.

7/ Le responsable informatique s’occupe-t-il aussi de la climatisation ?

La distinction entre informatique et services généraux associés est devenue floue au point que la responsabilité de ce second domaine retombe souvent sur les épaules des responsables SI. Jusqu’à présent, ceux-ci s’adressaient au gestionnaire des infrastructures physiques pour réclamer plus de puissance électrique ou de climatisation, afin de supporter la croissance de leurs besoins informatiques.

Le processus de décision pour provisionner tous les moyens nécessaires à une montée en puissance se rationalise grâce aux solutions DCIM (Data Center Infrastructure Management) qui améliorent la supervision et le contrôle de toutes les servitudes. Les responsables de datacenters peuvent désormais s’appuyer sur des solutions DCIM pour mieux intégrer ces nouvelles fonctions dans leur périmètre de responsabilités.

8/ Le datacenter hétéroclite est en voie d’uniformisation

Nombre de responsables de datacenters ont connu l’époque ou l’on mélangeait et adaptait les composants informatiques et logiciels de différents fournisseurs en fonction de besoins ponctuels. Cet assemblage hétéroclite était jusque là accepté car ces différents systèmes n’avaient entre eux que des échanges limités. L’arrivée des technologies dites d’infrastructures et de systèmes de surveillance et d’administration de plus en plus intelligents et réactifs a changé tout cela. Il est désormais possible d’extraire à tout moment des informations sur les fonctionnements et les flux de données circulant dans le datacenter et de les modéliser en temps réel pour obtenir un état des lieux permanent permettant d’induire des améliorations significatives en terme d’efficacité opérationnelle.

Les systèmes informatiques et les systèmes d’infrastructures peuvent toujours travailler de façon indépendante mais l’intégration devient la règle impérative si l’on veut tirer profit de toutes leurs capacités.

9/ Le datacenter « à la demande » est devenu une réalité

L’époque durant laquelle la conception, la commande et le déploiement des moyens techniques ou logiciels prenaient des délais interminables est révolue. Les solutions de datacenters sont aujourd’hui modulables, intégrées et se déploient rapidement quelles que soient les contraintes physiques. Grâce au mode plug-and-play, les racks, les serveurs, les alimentations électriques et la climatisation s’installent facilement dans une simple armoire comme dans une vraie salle informatique. Si les besoins se révèlent subitement plus importants, on peut installer des datacenters pré configurés en container, ce qui permet une mise en place ultra-rapide avec un accroissement immédiat de la capacité du datacenter existant.

Désormais, un simple appel téléphonique ou un e-mail suffisent pour trouver la solution à la plupart des problèmes de sous capacité momentanée d’un SI. C’est l’une des souplesses apportées notamment par l’informatique en nuage ou cloud computing.

10/ La charge de travail informatique peut varier considérablement dans le temps

Beaucoup d’entreprises connaissent des pics et des creux d’activités et des variations extrêmes dans la charge de travail de leur système d’information qu’il est difficile de dimensionner précisément. Les institutions financières, par exemple, sont sujettes à des sollicitations intensives durant les horaires de travail et sont pratiquement inactives durant la nuit. Les périodes d’achats avant les fêtes ou les soldes, les échéances d’imposition génèrent des pics inhabituels dans l’activité informatique. Durant ces périodes, les entreprises dépendent directement de la capacité de leurs systèmes informatiques à absorber ces pics, ce surdimensionnement pouvant se révéler inefficace ou économiquement pénalisant sur les périodes creuses.

Une infrastructure évolutive avec des contrôles intelligents peut s’ajuster à ces variations afin d’assurer un fonctionnement efficace. Le recours à l’externalisation et à l’infogérance peut aussi être la solution.


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