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Le coût réel des CapEx et des OpEx dans un environnement cloud

Paul Montaigne

juin 11, 2019

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Pour un dirigeant, lorsque vient le temps de déployer de nouvelles technologies dans le cadre du virage numérique, l’un des éléments majeurs concerne la distinction entre dépenses d’investissement (CapEx) et dépenses de fonctionnement (OpEx). Ce sont sans nul doute des facteurs importants, mais ce ne sont pas les seuls.

CapEx ou OpEx, telle est la question

Si vous vous chargez vous-même de la conception, de la construction et du déploiement de votre infrastructure informatique, c’est considéré comme un investissement à long terme, ce qui en fait un coût entrant dans la catégorie des dépenses d’investissement, ou CapEx. Par contre, si vous choisissez le cloud, vos dépenses passent à un modèle de paiement au fur et à mesure, comme une facture d’électricité mensuelle, ce qui entre dans la catégorie de vos dépenses de fonctionnement courantes, ou OpEx. Très attrayant pour les startups ou les entreprises en croissance, le modèle OpEx est un fort incitatif à l’adoption du cloud. On constate que même les organisations de grande envergure et bien établies sont de plus en plus nombreuses à profiter de la flexibilité et de l’évolutivité du cloud, non seulement en raison des avantages financiers escomptés, mais aussi pour sa supériorité en matière de sécurité, de sauvegarde et de redondance par rapport aux solutions créées en interne. Cela étant dit, la question du choix entre CapEx et OpEx ne date pas d’hier. C’est un débat qui a commencé bien avant l’apparition du cloud, et il est plus complexe qu’on pourrait le penser. Les deux modèles comprennent des frais « cachés » dont il faut tenir compte.

Quelle est la meilleure option?

Les solutions créées sur place entraînent des dépenses en capital immédiates, mais vous pouvez les amortir sur la durée d’utilisation. Vous n’avez pas de frais mensuels récurrents et vous gardez le contrôle de vos actifs. Cela signifie toutefois un flux de trésorerie moins élevé pour l’entreprise, sans compter que ces actifs se dévaluent avec le temps. Il faut également prendre en compte les coûts nécessaires pour entretenir l’infrastructure, la mettre à niveau, assurer sa sécurité, effectuer les sauvegardes et réparer les pannes, ainsi que les frais liés à la formation des équipes informatiques. Quand vous utilisez le cloud en priorité, vous n’avez pas à débourser de frais initiaux. Vous effectuez alors vos paiements au fur et à mesure et vous pouvez modifier la taille de vos services selon l’évolution de vos besoins. Les frais peuvent néanmoins s’accumuler avec le temps si vous avez de nombreux postes d’utilisateur ou si vous devez régulièrement déplacer de gros volumes de données. Et bien que vous n’ayez pas à construire votre propre infrastructure, la migration de données peut entraîner des frais. Sauf dans quelques rares cas, la plupart des entreprises utilisent au moins une application cloud. De plus, le cloud hybride est devenu la norme : selon un sondage InfoBrief de la société IDC, 76 % des organisations comptent faire appel au cloud hybride pour leurs services d’infrastructure d’ici 2020. Avec les solutions hybrides, les CapEx comme les OpEx entrent en jeu, c’est pourquoi il est important de déterminer les applications qu’il est plus rentable d’exécuter sur place et celles qui sont plus avantageuses sur une plateforme cloud. Pour la plupart des applications agiles, par exemple, une solution cloud élastique est ce qui convient le mieux.

Quels autres facteurs faut-il prendre en compte ?

Vous devez savoir quelle quantité de données rentre et sort de l’application qui vous intéresse. Les services de cloud public étant facturés en fonction de l’utilisation, vous risquez d’avoir une facture exorbitante en cas d’augmentation conséquente de votre volume de données, sauf si vous êtes en mesure de contrôler ce volume, par exemple à l’aide d’une classification des données. Il faut également penser à ce qui est inclus dans le coût du service cloud (et ce qui ne l’est pas), ainsi qu’au stockage, aux réseaux et à la sécurité nécessaires. Faites correspondre vos charges de travail aux types de service qui existent. Avez-vous besoin d’instances à la demande ou des instances réservées seraient-elles suffisantes ? Les instances réservées sont moins coûteuses, mais vous êtes limité à une période d’utilisation précise, ce qui ne convient pas à toutes les applications. Le choix entre CapEx et OpEx est une question complexe et subtile. Cette réflexion ne doit pas s’arrêter aux chiffres, mais doit considérer le cloud comme l’un des éléments d’une stratégie globale permettant de bien prendre le virage numérique.

Pour en savoir plus sur vos options de cloud computing et sur la façon dont Cogeco Peer 1 peut vous aider dans votre chemin vers la transformation numérique, téléchargez « The Business Leader’s Guide to Digital Transformation in the Cloud » ici, dès maintenant. (actuellement disponible en anglais seulement)


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