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Data Centres: comment évaluer leur efficacité opérationnelle

Cogeco Peer 1

décembre 07, 2012

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Alors que, sous la pression du Cloud Computing, les data centres poussent comme des champignons ou presque et que de nouvelles règles s’imposent aux hébergeurs en terme de sécurité des données ou de conformité aux impératifs écologiques, il est intéressant de regarder comment les centres informatiques avancent aussi vers des objectifs d’efficacité et de flexibilité. Dans une enquête internationale réalisée pour le compte d’IBM, le cabinet de consultants IDC a analysé l’efficacité opérationnelle des data centres en termes de processus d’exploitation et d’usage des outils et des technologies. Interrogeant quelques 300 cadres actifs dans les systèmes d’information et travaillant dans sept pays différents, l’organisme a enquêté en se focalisant sur huit domaines distincts : les opérations au sein du data center, la gestion des installations, les serveurs, les systèmes de stockage, les réseaux, les applications et outils, enfin la gouvernance et les ressources humaines. L’étude résultant de ces entretiens s’intitule « Efficacité opérationnelle du data center – meilleures pratiques » et veut démontrer qu’il est possible de « consacrer les dépenses à de nouveaux projets en améliorant l’efficacité ». Elle propose une démarche permettant d’évaluer les niveaux de performances des data centres et suggère des pistes d’évolution pour faire progresser les pratiques des organisations informatiques. Pour IDC, les équipes des data centres dont l’efficacité opérationnelle est optimale (selon sa classification) consacrent effectivement plus de la moitié de leur temps et de leurs ressources informatiques à de nouveaux projets plutôt qu’à la maintenance de l’infrastructure.

Une classification en quatre groupes

Le questionnaire proposé aux participants de l’enquête d’IDC a permis de définir des classes de data centres en s’appuyant sur une évaluation globale prenant en compte tous les paramètres (serveurs, stockage, réseaux, systèmes mécaniques et électriques, applications et outils, procédures de gouvernance et personnel). IDC se refuse par ailleurs de proposer une unique recette d’évolution, privilégiant plutôt un scénario applicable avec souplesse, en fonction des besoins spécifiques de l’entreprise.

  • IDC classe les data centres en quatre catégories :

Le data center de base est un environnement relativement stable, géré en fonction d’objectifs à court terme qui dispose en général d’une infrastructure autonome permettant un certain niveau de consolidation des serveurs. Un tel data center est cependant « dépourvu d’outils d’amélioration des niveaux de disponibilité, lesquels varient largement d’une application à l’autre et d’un site à l’autre ».

Le data center consolidé a déjà engagé la virtualisation de serveurs et la consolidation des sites qui permettent de rationnaliser les systèmes et installations, donc de réduire les dépenses d’investissement de façon conséquente. Les technologies de stockage et de serveurs sont bien utilisées et les possibilités d’améliorer la disponibilité grâce à la mobilité des machines virtuelles commencent à se concrétiser.

Le data center disponible est une infrastructure informatique traitée comme un « pool » de moyens et de ressources pouvant être allouées et dimensionnées en toute liberté. Cette configuration permet de répondre aux besoins des charges applicatives et à leur évolution, avec une bonne garantie de disponibilité et de performance et des taux d’utilisation élevés. Elle met en œuvre la mesure d’amélioration des niveaux de service, ainsi que l’élaboration de procédures de gouvernance adaptées aux besoins métier.

Le data center stratégique est une infrastructure reposant sur l’usage généralisé d’outils d’automatisation fondés sur des règles qui ont pour objectifs de réduire les opérations manuelles complexes et garantir le plus haut niveau d’exigence en termes de disponibilité mais aussi d’agilité, c’est à dire de déplacement dynamique des applications et des données au gré des nécessités. L’instrumentation et les indicateurs de fonctionnement sont utilisés de façon systématique et cohérente pour valider la conformité aux règles de gouvernance qui ont été établies.

Comment améliorer l’efficacité d’un data center ?

L’étude d’IDC propose ensuite quatre démarches pour tendre vers la configuration optimale c’est à dire celle caractérisant les « data centres stratégiques » :

  1. La première démarche préconise d’optimiser les serveurs, les baies de stockage, le réseau et les actifs des installations informatiques en vue d’en augmenter la capacité et la disponibilité. Cela passe par la consolidation des investissements matériels et la virtualisation des serveurs en supprimant les machines physiques redondantes, puis en élargissant ce principe aux environnements de stockage et de réseau. Une virtualisation optimale associée à une utilisation avancée des logiciels et outils d’automatisation augmente de façon conséquente la productivité avec une moyenne de 8,2 machines virtuelles gérées sur un serveur physique contre 4,5 dans un data center dit de base.
  2. Seconde démarche, l’adoption d’une conception flexible du data center pensé pour accompagner les besoins métier. Cela passe par l’adoption rapide des nouvelles technologies arrivant sur le marché et l’établissement d’une planification suffisamment souple pour s’adapter aux besoins évolutifs des métiers. Les niveaux de disponibilité et de redondance devront être calculés pour répondre aux niveaux de service (SLA) contractuels.
  3. Troisième étape, l’utilisation d’outils d’automatisation permettant d’améliorer les niveaux de service et la disponibilité. L’automatisation soulage la charge de travail des administrateurs système en supprimant des tâches manuelles, gourmandes en main d’œuvre et génératrices d’erreurs. Ce recours aux automatismes permet aussi de garantir un niveau de performance des applications correspondant aux niveaux de service contractualisés.
  4. Enfin la quatrième étape préconise des procédures de planification prenant en compte les objectifs métier de l’entreprise et la mise à jour des prévisions par la mise en œuvre de scénarios d’extension garantissant des réserves de flexibilité.

En conclusion de son étude, IDC recommande des investissements prioritaires pour améliorer l’efficacité opérationnelle des data centres et propose une feuille de route qui s’inspire des recommandations des organismes de référence, applicables à chaque domaine ou discipline :

– la gestion opérationnelle du data center et des installations (ajuster la capacité et la disponibilité, concevoir en visant la flexibilité, optimiser l’ensemble des coûts à long terme) ;

– les serveurs (passer de la consolidation à la virtualisation, préparer l’infrastructure au cloud computing, tirer partie des technologies les plus récentes) ;

– le stockage (optimiser d’avantage les capacités, réduire la durée des interventions manuelles des architectes de stockage, être attentif à la sauvegarde et à l’archivage des données) ;

– les réseaux (développer et exécuter une stratégie de réseau, implémenter la gestion et l’automatisation, concevoir la connectivité dans une optique d’agilité) ;

– la résilience métier (analyser le plan de continuité opérationnelle, avoir une vision claire de l’impact provoqué par une indisponibilité des systèmes sur les processus ou applications, connaître les exigences de conformité et les réglementations imposées pour l’activité métier) ;

– la gouvernance des applications, des outils et des équipes IT (utiliser un portefeuille centralisé pour gérer les applications, évaluer les capacités d’investissement – Capex – et les coûts d’exploitation – Opex – en préalable à tout investissement, implémenter des procédures et des règles décisionnelles).

Pour la plupart des entreprises, s’élever au niveau du « data center stratégique » ne peut se faire du jour au lendemain et ce sont plusieurs années de planification et d’investissements qu’il faut mettre en œuvre pour atteindre ce niveau de performance. Ce défi peut être relevé par les grandes entreprises comme par les petites mais le recours à un hébergeur confirmé peut aussi être une excellente solution. Ces entreprises spécialisées sont en effet les plus motivées pour optimiser leurs infrastructures et leurs exploitations afin d’offrir à leurs clients des prestations de haut niveau à coûts maîtrisés.


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